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Friday, November 9, 2012

L'idée du jour : Des couleurs pour la ville

A partir du 05 novembre 2012, et chaque jour, je vais poster une idée que j'ai eu pour améliorer quelque chose en Tunisie.


#IdeaOfTheDay #Culture #SeekAndSteal #ColorsOfTheCity :

L’idée c’est d’en finir une fois pour toute avec les murs moches et offrir aux jeunes artistes des espaces pour faire du graffiti et égayer la ville.

Nous croisons tous chaque jour, des murs gris et très moches comme ceux en dessous des dizaines de ponts routiers sur Tunis. Certains sont d’ailleurs déjà exploités par les groupes des supporters des équipes de la capitale qui ont dessiné des tags au-dessus (voir exemples ci-dessous).



La mairie de Paris, par exemple, s’arrange pour offrir les murs des bâtiments  à démolir pendant quelques semaines avant la démolition pour que des artistes du graffiti puissent en faire des pièces d’art (Le groupe d'artistes tunisiens "Ahl Al Kahf" agit de lui même dans le même sens et appelle çà astucieusement : بول في الخرب قبل ما تولي مؤسسات ) :))

Ainsi, à Paris, chaque artiste a droit à un espace bien définit pendant un nombre de jours bien définit ! (Exemples ci-dessous)





A Athènes, ce n’est pas si organisé mais les murs font place beaucoup de fois à des graffitis très engagés socialement et politiquement (Exemples ci-dessous : Graffiti illustrant un jeune manifestant entrain de soumettre un policier, Tag dessiné lors des émeutes de 2009 en Crètes).



D'autres exemples que mon appareil photo à capté à Barcelone :




En Tunisie, Le graffiti est une activité qui monte parmi les jeunes, et il serait intelligent de la part de nos mairies de profiter de cette tendance, et offrir des murs aveugles pour des artistes sur la base de projets de graffitis qui touchent la ville, le quotidien des jeunes, leurs rêves, leur société et leur engagement politique montant.

L'exemple le plus concret c'est le groupe "Ahl Al Kahf" (أهل الكهف), formé de jeunes artistes engagés qui ont choisit la rue comme espace pour libérer leur créativité et exprimer leurs engagement. (Quelques exemples ci-dessous) :










Ceci risque d’apporter des couleurs à la ville et d’égayer le quotidien du tunisien, tout en donnant à des jeunes l’espace de s’exprimer et d’exhiber leur talent.

Wednesday, November 7, 2012

L'idée du jour : L'Avenue de la Culture et des Arts de Rue

A partir du 05 novembre 2012, et chaque jour, je vais poster une idée que j'ai eu pour améliorer quelque chose en Tunisie.


#IdeaOfTheDay #Culture #SeekAndSteal #StreetArtAvenue :

Comme Las Ramblas (Barcelone), Les Champs Elysées et les stations de métro (Paris), La place de la mosquée El Fnaa à Marrakech… Faire de l’avenue H. Bourguiba un espace pour que les jeunes artistes puissent s’exprimer pleinement.

Pourquoi ?
L’explosion du nombres d’artistes en tout domaine est un signe positif d’effervescence de notre jeunesse et un devoir qu’a le ministère et les espaces cultures et les mairies de les supporter, non pas par l’argent, mais en leur donnant un espace pour s’exprimer devant un vrai publique.
D’autre part, l’avenue a été depuis la révolution lieu de plusieurs évènements du genre, parfois spontanés  et est un passage obligatoire pour de milliers de tunisiens chaque jour en plus de milliers de touristes qui pourraient y voir une autre image que la Tunisie "Carte-postale".
Le mieux serait que ces artistes occupent un tranche horaire assez tardive pour égayer la vie nocturne de l’avenue, comme dans les boulevards principaux des plus grandes villes du monde.

Comment ?
Comme, par exemple, l’a fait la mairie de Paris, qui choisit chaque année des artistes inconnus (souvent sans moyens financiers) pour animer les stations de métro et les artères touristiques (Les Champs Elysées, Montmartre …).
Ou encore comme New York, où ce n’est pas l’état mais des associations de quartiers qui prennent en charge le programme annuel d’animation de leurs artères (y compris l’auto-financement).
En Tunisie, le ministère pourrait s’en occuper, ou au mieux déléguer, de cadrer les interventions dans l’avenue : Sélection des artistes dans quelques domaines (musique, dance, artistes peintres …), leur accorder une carte (autorisation), cadrer les espaces et les horaires de leurs spectacles, et surtout les protéger (Rappelons-nous qu’il s’agit ici de l’artère la mieux sécurisée du pays).
Ainsi, en défilant le long de l’avenue nous pouvons rencontrer des spectacles de danses (les mêmes que nous avons vu avant, spontanément  près de la gare de Tunis), des artistes peintres (déjà vu à la médina de Tunis), des groupes de musique…
Proposer à des entreprises de sponsoriser à l’année le projet ou des parties du projet.

 L’intérêt ?
Supporter la culture, la jeunesse, et habituer le tunisien à consommer la culture dans son quotidien sans que l'état ait à dépenser des sommes colossales.
Offrant au tourisme d’autres facettes de tourisme culturel, et montrons un visage du tunisien créateur et créatif.

Et quoi encore ?
L’expérience pourrait être ensuite cascadée à d’autres villes et même d’autres lieux dans la même ville (La médina, Sidi Bou Saïd …).
Inciter les maisons des jeunes et les associations des quartiers à produire et proposer des artistes de rue qui postuleront pour jouer à cette avenue.
Faire en sorte que l’Avenue H. Bourguiba ait des activités culturelles tout au long de l’année (des pièces de théâtre ou spectacles pour enfants durant les vacances scolaires, des projections de films à ciel ouvert lors des JCC …)
Organiser une fois par semaine (ou par mois, ou par fête nationale) un concert de rue avec des artistes locaux et étrangers, en invitant les jeunes artistes de l’avenue à jouer dedans.
Proposer à des artistes connus de parrainer (ou coacher) des artistes ou des groupes de l’avenue.
ETC… ETC…