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Tuesday, November 13, 2012

L'idée du jour : Le musée de la révolution

A partir du 05 novembre 2012, et chaque jour, je vais poster une idée que j'ai eu pour améliorer quelque chose en Tunisie.
Il s'agit ici de la 6ème idée, celle du 10 novembre 2012 :

#IdeaOfTheDay #Culture #TheRevolutionMuseum :

L’idée est de créer un musée qui retrace le parcours de la révolution tunisienne, étape par étape, et qui serait actualisé d’une année à une autre pour écrire la suite de l’histoire et l’aboutissement de la révolution.

Ce que j’imagine c’est un espace moderne et totalement conçus par nos c
ompétences jeunes, le meilleur de ce qu’on peut avoir dans les domaines du design, de l’image et du son et même la scénographie.

Un espace où le visiteur aura besoin de tous ses sens, pour voir des photos, des vidéos, entendre des chansons ou des sons (de cartouches par exemple), toucher des objets, sentir des odeurs (même une odeur proche du cher lacrymogène du 14 janvier, ou le jasmin de la révolution), et même pouvoir crier le fameux « dégage ».

Un espace où les expositions seraient prises chez tous les artistes (cinéastes, photographes, chanteurs), et autres militants amateurs qui ont immortalisé les évènements d’avant et après la révolution, et même des recompositions d’évènements et des témoignages à collecter de la part de personnages publiques.

Dans cet espace, le visiteur va avancer dans un ordre chronologique de la révolution pour la revivre étape par étape, tel un train qui traverse la campagne où les paysages défilent dans les yeux du voyageur :

Un 1er espace pourrait être consacré à rappeler les faits marquants de l’histoire de la Tunisie (Occupation française, les évènements du 9 avril 1938, la mort de Hached, l’indépendance, le conflit Bourguiba – Ben Youssef, Les évènements de 78, le bombardement de Hammam Chott, la grève de la faim, le renversement de 87, la persécution des opposants …

Un 2ème espace consacré aux premiers symptômes de la révolution : le soulèvement du bassin minier, la campagne « sayeb sala7 », les évènements de Ben Guerdane.
Un 3ème espace consacré à la période entre le 17 décembre 2010 et le 13 janvier 2012 : de Bouazizi au fameux discours du 13 janvier, en parcourant les révoltes de Sidi Bouzid et Thala, puis le reste des villes, la manif de Sfax, les 2 premiers discours de Ben Ali, les casseurs et les comités de protection des rues… avec un hommage aux martyrs.

Une 4ème espace consacré au 14 janvier : la succession d’évènements, les différentes hypothèses du départ de Ben Ali, et des témoignages de familles (comment elles ont vécu la journée, comment elles ont protégé les quartiers, les snipers …)

Un 5ème espace consacré à la période entre le 14 janvier et les élections du 23 octobres : la constitution des 2 gouvernements de Ghannouchi, Kasba 1 & 2, le gouvernement de Sebsi, les mouvements de protestation et de grèves, Ras Jedir et les réfugiés de la guerre de Libye, la vague d’immigration clandestine, l’institution de Ben Achour et les autres, la campagne électorale…

Un 6ème espace consacré à l’après élections : constitution de l’ANC, le gouvernement de la Troïka, les évènements de 9 avril et de l’ambassade américaine …

Un 7ème espace rappelant l’effet domino qu’a causé la révolution tunisienne dans plusieurs autres pays arabes et même africains et européens.

Dans cet espace, chaque visiteur sera demandé à écrire par lui-même la prochaine étape de la révolution, en se basant sur ses propres rêves.

Pourquoi ?

C’est un travail que nous feront pour l’image du pays, mais avant tout pour les tunisiens.

Les élèves pourraient le visiter dans le cadre de leurs études et mieux comprendre (mieux qu’on pourrait le présenter par un prof, ou lire dans un livre ou encore sur internet) une page importante de l’histoire de leur pays.

Les tunisiens pessimistes à force d’entendre des mauvaises nouvelles pourraient se rappeler de l’énorme parcours fait en à peine 2 ans, et relativiser les problèmes actuels, et même penser à des alternatives meilleures puisqu’ils seront invités à contribuer à la suite de l’histoire.

Le musée pourrait être une étape incontournable dans le voyage de tout touriste venant en Tunisie, et la Tunisie devrait mieux travailler son image de précurseur du printemps arabe et de mouvements de révoltes dans plusieurs pays du monde.

Dans les plus grandes villes du monde, on trouve des musées sur des sujets inédits, comme les statues de cire de Londres, sur les films Star Wars…

La Tunisie sera pionnière en consacrant un musée à la révolution, mais comme la technologie a joué un rôle important dans cette révolution et comme c’est la 1ere révolution des années 2000, le musée doit être inédit et moderne dans sa conception et ses exposés.

Friday, November 9, 2012

L'idée du jour : Des couleurs pour la ville

A partir du 05 novembre 2012, et chaque jour, je vais poster une idée que j'ai eu pour améliorer quelque chose en Tunisie.


#IdeaOfTheDay #Culture #SeekAndSteal #ColorsOfTheCity :

L’idée c’est d’en finir une fois pour toute avec les murs moches et offrir aux jeunes artistes des espaces pour faire du graffiti et égayer la ville.

Nous croisons tous chaque jour, des murs gris et très moches comme ceux en dessous des dizaines de ponts routiers sur Tunis. Certains sont d’ailleurs déjà exploités par les groupes des supporters des équipes de la capitale qui ont dessiné des tags au-dessus (voir exemples ci-dessous).



La mairie de Paris, par exemple, s’arrange pour offrir les murs des bâtiments  à démolir pendant quelques semaines avant la démolition pour que des artistes du graffiti puissent en faire des pièces d’art (Le groupe d'artistes tunisiens "Ahl Al Kahf" agit de lui même dans le même sens et appelle çà astucieusement : بول في الخرب قبل ما تولي مؤسسات ) :))

Ainsi, à Paris, chaque artiste a droit à un espace bien définit pendant un nombre de jours bien définit ! (Exemples ci-dessous)





A Athènes, ce n’est pas si organisé mais les murs font place beaucoup de fois à des graffitis très engagés socialement et politiquement (Exemples ci-dessous : Graffiti illustrant un jeune manifestant entrain de soumettre un policier, Tag dessiné lors des émeutes de 2009 en Crètes).



D'autres exemples que mon appareil photo à capté à Barcelone :




En Tunisie, Le graffiti est une activité qui monte parmi les jeunes, et il serait intelligent de la part de nos mairies de profiter de cette tendance, et offrir des murs aveugles pour des artistes sur la base de projets de graffitis qui touchent la ville, le quotidien des jeunes, leurs rêves, leur société et leur engagement politique montant.

L'exemple le plus concret c'est le groupe "Ahl Al Kahf" (أهل الكهف), formé de jeunes artistes engagés qui ont choisit la rue comme espace pour libérer leur créativité et exprimer leurs engagement. (Quelques exemples ci-dessous) :










Ceci risque d’apporter des couleurs à la ville et d’égayer le quotidien du tunisien, tout en donnant à des jeunes l’espace de s’exprimer et d’exhiber leur talent.

Wednesday, November 7, 2012

L'idée du jour : L'Avenue de la Culture et des Arts de Rue

A partir du 05 novembre 2012, et chaque jour, je vais poster une idée que j'ai eu pour améliorer quelque chose en Tunisie.


#IdeaOfTheDay #Culture #SeekAndSteal #StreetArtAvenue :

Comme Las Ramblas (Barcelone), Les Champs Elysées et les stations de métro (Paris), La place de la mosquée El Fnaa à Marrakech… Faire de l’avenue H. Bourguiba un espace pour que les jeunes artistes puissent s’exprimer pleinement.

Pourquoi ?
L’explosion du nombres d’artistes en tout domaine est un signe positif d’effervescence de notre jeunesse et un devoir qu’a le ministère et les espaces cultures et les mairies de les supporter, non pas par l’argent, mais en leur donnant un espace pour s’exprimer devant un vrai publique.
D’autre part, l’avenue a été depuis la révolution lieu de plusieurs évènements du genre, parfois spontanés  et est un passage obligatoire pour de milliers de tunisiens chaque jour en plus de milliers de touristes qui pourraient y voir une autre image que la Tunisie "Carte-postale".
Le mieux serait que ces artistes occupent un tranche horaire assez tardive pour égayer la vie nocturne de l’avenue, comme dans les boulevards principaux des plus grandes villes du monde.

Comment ?
Comme, par exemple, l’a fait la mairie de Paris, qui choisit chaque année des artistes inconnus (souvent sans moyens financiers) pour animer les stations de métro et les artères touristiques (Les Champs Elysées, Montmartre …).
Ou encore comme New York, où ce n’est pas l’état mais des associations de quartiers qui prennent en charge le programme annuel d’animation de leurs artères (y compris l’auto-financement).
En Tunisie, le ministère pourrait s’en occuper, ou au mieux déléguer, de cadrer les interventions dans l’avenue : Sélection des artistes dans quelques domaines (musique, dance, artistes peintres …), leur accorder une carte (autorisation), cadrer les espaces et les horaires de leurs spectacles, et surtout les protéger (Rappelons-nous qu’il s’agit ici de l’artère la mieux sécurisée du pays).
Ainsi, en défilant le long de l’avenue nous pouvons rencontrer des spectacles de danses (les mêmes que nous avons vu avant, spontanément  près de la gare de Tunis), des artistes peintres (déjà vu à la médina de Tunis), des groupes de musique…
Proposer à des entreprises de sponsoriser à l’année le projet ou des parties du projet.

 L’intérêt ?
Supporter la culture, la jeunesse, et habituer le tunisien à consommer la culture dans son quotidien sans que l'état ait à dépenser des sommes colossales.
Offrant au tourisme d’autres facettes de tourisme culturel, et montrons un visage du tunisien créateur et créatif.

Et quoi encore ?
L’expérience pourrait être ensuite cascadée à d’autres villes et même d’autres lieux dans la même ville (La médina, Sidi Bou Saïd …).
Inciter les maisons des jeunes et les associations des quartiers à produire et proposer des artistes de rue qui postuleront pour jouer à cette avenue.
Faire en sorte que l’Avenue H. Bourguiba ait des activités culturelles tout au long de l’année (des pièces de théâtre ou spectacles pour enfants durant les vacances scolaires, des projections de films à ciel ouvert lors des JCC …)
Organiser une fois par semaine (ou par mois, ou par fête nationale) un concert de rue avec des artistes locaux et étrangers, en invitant les jeunes artistes de l’avenue à jouer dedans.
Proposer à des artistes connus de parrainer (ou coacher) des artistes ou des groupes de l’avenue.
ETC… ETC…